samedi 31 juillet 2010
Dans 400 mètres tournez à droite
"Dans 400 mètres tournez à droite"
La voix synthétique du GPS vient de donner son indication. Sans hésitation, aveuglement, sans douter un seul instant du bien fondé de cet ordre, il actionne le clignotant et file vers la droite.
Dans l’habitacle la tension est palpable. Pas un bruit, ou presque. La DS des gamins lâche des bruits encore plus étranges que celui du GPS. Les petits doigts agiles tapotent à toute vitesse sur les touches.
Puis, comme une houle qui prépare sourdement sa déferlante depuis le large, elle soupire. Un des ces soupirs qui monte du tréfonds des entrailles. Un de ces longs soupirs qui vous annonce une tempête. Une sévère. Un de ces soupirs qui en dit long. Très long.
Ses mains sur le volant se raidissent. Il reprend sa respiration calmement tandis que son rythme cardiaque commence à monter dans les tours.
Elle a le regard dans le vague. Tournée vers la fenêtre, ses yeux perdus dans un paysage qu’elle ne veut pas voir. Un paysage qu’elle ne voulait pas voir. Pas aujourd’hui. Elle aurait tant aimé rester à la piscine. Tranquille, à lire le dernier Marie-Claire et à se faire les ongles.
L’éclair qui marque le début de l’orage vient de claquer. Il est parti du siège arrière du monospace. La petite voix lâche sur un ton gnan gnan:
- Onarrivebientooooot euh ?
La foudre va fondre sur l’habitacle. Attention, c’est parti.
- Je ne sais pas ma chérie, si ton père ne s’était pas trompé on serait déjà arrivés.
- Mais c’est le GPS qui s’est planté ; il ya des travaux, et les travaux il ne les a pas en mémoire que je sache.
- Oui mais si tu l’avais branché des le début, au lieu de penser que tu avais bien lu la carte, on ne serait peut-être pas en train de tourner comme des idiots !
- Ecoute, ca va, on devrait bientôt arriver ! on va récupérer l’autoroute et après il y en a pour cinq minutes.
- Mais double, on ne va pas rester plantés derrière ce tracteur, double !
- Maman j’veux faire pipiiiii !
- Retiens –toi, on est bientôt arrivés.
- Non ! j’veux faire pipiiii.
- Ca suffit derrière ! ta mère t’as dit qu’on arrivait bientôt.
- Vas-y double !, là tu peux y aller, il n’y a personne en face….mais je rêve.
- Ecoute, je conduis comme je veux, et j’ai encore tous mes points, moi !
- Ouais pas étonnant tu conduis comme un papi, pfffff
- Maman pourquoi on va a la fête de la pastèque, il y a quoi a la fête de la pastèque?
- Demande a ton père c’est lui qui a eu cette brillante idée !
- Moi j’aime pas la pastèque.
"Dans 200 mètres, faites demi tour."
-Je le crois pas ! Maintenant j’en ai marre, donne moi le volant !
- Mais il y avait pourtant le panneau indiquant l’autoroute, je ne comprends pas.
- Tu ne comprends jamais rien !
- C’est ça, et toi madame je-sais-tout j’aimerais bien t’y voir !
- Papa j’ai envie de vomir !
Elle entrouvre ses paupières, baille un peu, regarde par la fenêtre de la voiture, puis se tourne vers lui.
- Ca va ma puce?
- Oui, je m’étais un peu endormie.
Il pose sa main sur sa cuisse bronzée, remonte légèrement sa robe et la regarde avec un sourire amoureux.
Elle regarde derrière. Les enfants lisent tranquillement leur livre.
- Tu as du rêver pendant ton petit somme, je voyais tes paupières bouger.
- Oui je crois, je rêvais de ta sœur et ton beau-frère. Ils étaient en voiture et allaient à une fête du melon ou je ne sais quoi. En tout cas ça bardait dans la voiture. Il ramassait grave. Il faut dire aussi que ce n’est pas une flèche.
- J espère que ça va plaire aux enfants la visite des grottes.
- Mais oui t’inquiète pas, et puis moi ca m’amuse de les visiter. Et puis il y a plein de cachettes dans les grottes. Ca serait excitant se perdre, tu ne crois pas? Qu’est ce qu’on pourrait bien faire tous les deux perdus dans une grotte?….
-Je t’aime.
-Moi aussi je t’aime.
"Dans 400 mètres, tournez à droite."
Nous serons tous d'accord pour convenir que la première scène n'existe qu'en rêve, jamais personne n'a vécu de tels moments, c'est impossible, ou presque.....N'est-ce pas ?
lundi 21 juin 2010
Un samedi de juin
Un samedi de juin
Que se passe-t-il au mois de juin ? Quel est notre dénominateur commun au mois de juin ?
Le mariage.
Effet conjugué de la fiscalité et du climat, le mois de juin est le mois idéal pour se marier. Ceux qui se marient en mai, juillet ou septembre auront des mariages tout aussi beaux et réussis, mais le mois de juin reste une valeur sure. A peine sortis du printemps d’une vie amoureuse, monsieur et mademoiselle deviennent monsieur et madame au début de l’été avec l’éclosion exubérante des pivoines et la délicate floraison des roses qui orneront le bouquet de la mariée.
On se marie en juin, on célèbre son anniversaire de mariage en juin et on assiste au mariage des autres en juin. En juin on entend des concerts de klaxon dans les rues, et en juin les parvis des mairies et des églises sont jonchés de riz, confettis et fleurs qui une fois les mariés partis seront les témoins des unions qui scellent une vie.
En juin, dans les villes et les villages on croise des toilettes élégantes, des chapeaux alambiqués, des voilettes, des costumes chics tout neuf, des chaussures bien cirées, des escarpins qui font mal au pieds mais qui font de beaux pieds (souvent un petit sparadrap protège un orteil en souffrance qui se demande si il arrivera à survivre sur la piste de danse), des appareils photos en bandoulière, des cameras vidéo, des mouchoirs qui épongent des fronts en sueur, des décolletés vaporeux, des générations réunies, des enfants d’honneur qui courent dans tous les sens, des jeunes couples qui se disent que ce sera bientôt leur tour, des permanentes violines, des belles voitures décorées de fleurs, des parents angoissés qui regardent frénétiquement leur montre, des sourires, des rires, des visages radieux, des regards rougis qui ne peuvent trahir l’émotion, et des retardataires qui pressent le pas.
Entre des mains qui se serrent et des bises délicates on entend ici et l à des:
- Mais ou est l’oncle Georges ? il a du encore se perdre, il m’énerve, il ne peut jamais être a l’heure
- Tiens voila Jacques, oh ca fait un bail que je l’ai pas vu. La dernière fois ca devait être au mariage de Charlotte, ou a l’enterrement de Simone, je ne sais plus
- Alors le grand c’est Sylvain, il rentre en 4eme et le plus jeune c’est Arthur qui rentre au CP. Dis bonjour Arthur, c’est ta cousine Marie, la maman de Magali, tu te souviens de Magali ?
- Vous êtes de la famille de la mariée ?
- Heureusement que j’avais le GPS pour trouver
On pourrait en faire un recueil complet, mais au panthéon des immanquables il y aura surtout des:
- Quelle chance ils ont avec le temps
- Ou bien (c’est selon): mariage pluvieux mariage heureux
Et en tête du hit parade se sera bien sur la mariée qui sera l’attention de tous les commentaires.
- Qu’elle est belle, elle a une belle robe !
Oui, la mariée est belle, c’est la princesse qui devient reine. Un peu empêtrée par sa longue traine, c’est elle la reine de la journée. Attention de tous les regards et de tous les commentaires elle irradie de bonheur et laisse juste discrètement paraître la tension intérieure bien normale en ce jour ou devant tous elle devient femme.
Journée unique encadrée par les cloches de l’église et les sirènes du port d’Alexandrie. Journée singulière ou les souvenirs défileront en diaporama, journée de fête et de tourbillon avec les amis, journée heureuse ou l’on sera la fierté des ses parents, journée nostalgique ou l’on sera toujours le petit enfant chéri de ses papis et mamies, et journée secrète ou l’on sait que ceux qui nous manquent nous protègent amoureusement.
Un samedi de juin, un samedi d’une vie, un samedi d’une vie qui prend naissance, un samedi de promesses, de vœux, de baisers. Un samedi dans notre cœur. Un samedi dans mon cœur.
dimanche 6 juin 2010
Venez comme vous êtes

Jeudi soir j’étais bien installé dans mon canapé prêt à déguster les nouveaux épisodes de Desperate Housewives. J’attendais, impatient de retrouver les aventures de Gaby et ses copines tout en regardant d’un œil distrait les quelques publicités qui défilaient. Et soudain entre un film sur les shampoings et un autre sur un operateur de téléphonie, deux petits films extrêmement bien réalisés m’ont sorti de la torpeur que l’on peut avoir à ce moment. Ces deux petits films réalisés pour le même annonceur m’ont non seulement fait réagir a chaud en les voyant, mais ils m’ont suivi tout au long de la soirée et encore maintenant. Derrière les deux tranches de vies qui dans un style différent convergent vers le même dénominateur commun il y a en filigrane matière à beaucoup de réflexion.
Ces deux films en question vous les avez peut être vus ou vous en avez entendu parler. L’un des deux fait apparemment couler beaucoup d’encre. Ce sont les derniers films pour McDo. Qu’ils soient pour McDo ou une autre marque n’a pas vraiment d’importance. C’est ce qu’ils nous disent qui est à méditer.
Pour ceux qui ne les ont pas vus, voici le lien: Il y a trois films. Il faut regarder les 2 premiers.
Aller sur le lien, décliquer Annonces presse et camera cachées pour ne garder que films TV. Regarder les deux premiers films
D’abord sur la forme, je dis «chapeau»: Elle est parfaite. En trente secondes tout est dit. Les acteurs sont excellents, la mise en scène est vive et efficace. Ce sont deux vrais petits films de cinéma.
Sur le fond ces deux histoires pourtant opposées nous disent les mêmes choses simples mais profondes. Elles nous disent d’être nous même au delà des conventions et de laisser notre âme profonde s’exprimer.
Pourquoi un ado ne serait-il pas gay? Pourquoi n’aurait-il pas le droit de trouver son bonheur amoureux et sentimental avec un autre garçon? Ne pas avoir honte face à un père qui ne peut pas imaginer que son fils ne soit pas un tombeur (de filles). On sent dans le regard du fils que le moment venu il saura dire a son père que les chemins du bonheur ne prennent pas les mêmes routes tracées mais qu’ils mènent à la même destination.
Pourquoi un senior ne garderait-il pas une âme de don juan dragueur et pourquoi une senior n’aurait-elle pas une âme de midinette? Le bonheur de la découverte, de la surprise au coin de la rue est permis quel que soit l’âge.
Il faut être soi, se découvrir vraiment, le révéler, et l’exprimer, le vivre, l’incarner.
Je ne suis pas gay ni encore senior et pourtant ces deux histoires me font encore plus prendre conscience qu’il faut laisser s’exprimer celui / celle qui est en soi. On voit tellement bien chez les autres ce qu’on ne voit pas forcement en soi. Voila pourquoi ces films me parlent. Ils disent de laisser celui qui est en soi s’exprimer sans barrière. C’est là que me mène le passionnant voyage personnel que j’entreprends en ce moment. Laisser à celui qui se cache encore un peu, la chance de découvrir la voie de l’épanouissement par la révélation de soi.
Chacun ne sera peut être pas aussi réceptif que j’ai pu l’être, mais j’espère quand même qu’au delà du premier degré de ces deux films chacun se retrouvera un peu dans mon analyse, ou aura réfléchi sur ses frontières intérieures.
Accessoirement, ca ne m’a pas donné plus envie d’aller chez McDo qu’avant….
dimanche 23 mai 2010
C’est reparti….Vert, jaune, rose, rouge, bleu

C’est reparti….Vert, jaune, rose, rouge, bleu
Au mois de mai quand le soleil vient nous rappeler que l’été n’est plus très loin, la vie prend des couleurs vert, jaune, rose, rouge et bleu.
Le frigo est plein. C’est un arc en ciel. On a envie de prendre avec soi à la maison tous les fruits et légumes du marché. Tout nous tente. On veut gouter ces artichauts, si petits et fermes , et qui nous donnent envie de parler italien. On prépare des carcciofi et la maison se transforme en trattoria. La roquette pointe fièrement ses feuilles dentelées et déjà dans la bouche on sent cette amertume si plaisante. Les courgettes sont bien rangées attendant d’être finement coupées en rondelles. Les aubergines gonflent leur gros ventre doux et luisent de leur belle couleur pourpre. Et le basilic …Il sent tellement bon qu’on voudrait le trouver en flacon chez Sephora pour s’en parfumer tous les jours.
La pelouse est fraichement tondue. La nappe verte de nos repas d’été flotte dans une légère brise chaude. Jean et Patricia arrivent. Sa robe de lin rose lui a fait perdre quelques années. Jean, tout sourire arbore fièrement le t-shirt « I love New York » que sa fille lui a rapporté l’été dernier. Il se prendrait presque pour un petit jeune. La cuisine a pris des allures de petite ruche. Les saladiers jaunes accueillent une palette de légumes au coloris variés. On rit, on est heureux. Ceux qui arrivent embrassent ceux qui sont en train de donner une dernière main à la préparation des fraises. Elle est sympa ta robe, tu me passes l’huile d’olive, dans le petit placard la moutarde, mais tu es déjà bronzée, Sophie et François ont téléphoné pour dire qu’ils seront un peu en retard, ce petit rosé tu vas m’en dire des nouvelles , les enfants allez jouer dehors !, on a loué en Corse pour l’été, Natacha révise son bac, il faut que je te montre mes plantations, salut ma poule!, mais il a maigri ton mari, la piscine est à 23, alors ce barbecue ? , elles sont prêtes tes braises Blaise ? Vincent, Luc et les autres surveillent plus sérieusement le niveau de leur verre que le rougeoiement du charbon de bois, et la vie est douce et flotte comme la voix de Melody Gardot chantant 'Somewhere over the rainbow …Skies are blue, and the dreams that you dare to dream really do come true'.
On va rire, il y aura du bruit, on va être bien ensemble, on ne se souviendra plus vraiment de quoi on aura parlé, on sera un peu paf avec ce que l’on aura dans le pif, et on fera un petit plouf pour se mouiller les tifs et ce sera le kif.
Vert comme un dimanche de printemps, jaune comme un soleil régénérant, rose comme les fleurs ou comme le rosé ? au choix …., rouge comme des belles gariguettes (pas des espagnoles de serre), et bleu comme t’as d’beaux yeux tu sais. Vive le printemps !
Pour écouter et voir Melody Gardot:
http://www.dailymotion.com/video/xbox7g_somewhere-over-the-rainbowmelody-ga_music
samedi 15 mai 2010
faut-il interdire ?

On vit dans l’époque du « faut-il interdire ? »
Le monde perd la boule et nous aussi. On se pose de multiples questions, et il semblerait que l’important soit d’avoir un simple avis sur tout. Il faut absolument être pour ou contre, et répondre oui ou non à LA question du moment, de la semaine, du jour, de l’instant. Et pourtant bien souvent on ne connaît rien de cette même question. Il suffit de lire la presse, écouter les infos et on comprend que tout ce qui fait la une se résume à une question : « doit-on interdire ? », « faut-il interdire ? », « et si on interdisait ? », « aurait-on du interdire ? », « faudra-t-il interdire ? », « il aurait fallu interdire », « nos voisins vont interdire »…
Notre conscience collective et individuelle n’est maintenant interpellée que par une succession de questions qui demandent des réactions manichéennes et des prises de positions radicales et rapides sans que l’on nous ait donné les éléments nécessaires à une réflexion aboutie. Ces questions que l’on nous impose sont-elles les bonnes ? sont-elles bien posées ? sont-elles utiles ? sont-elles importantes ? sont-elles pertinentes ? Peu importe à nos médias et politiques. A chaque jour sa question, sa réaction, et vite on passe à la suivante, mais tout le monde doit avoir un avis sous faute de passer pour un imbécile.
Voici un pot pourri de vrais - et fausses –, mauvaises, ou bonnes questions que l’on nous assène jour après jour. A une époque certains clamaient « il est interdit d’interdire »; il y a aujourd’hui beaucoup de questions dont on se passerait bien et que l’on pourrait interdire de nous poser.
Alors à avotre avis….
Faut-il interdire au volcan Islandais d’être un volcan ? Fallait-il fermer l’espace aérien ?
Faut-il interdire la burqa ?
Faut-il interdire la stigmatisation ?
Faut-il interdire les tremblements de terre ?
Faut-il interdire George Freche
Faut-il interdire le mariage des prêtres ?
Faut-il interdire les raccompagnements à la frontière ?
Faut-il interdire les apéros géants et les comas éthyliques ?
Faut-il interdire Raymond Domenech de coupe du monde de foot ?
Faut-il interdire Ribery de jouer en équipe de France ?
Faut-il interdire les pacifiques thaïlandais de se tirer dessus ?
Faut-il interdire les grecs de provoquer l’écroulement de l’Europe, de l’Euro et des indices boursiers ?
Faut-il interdire de modifier l’âge de la retraite ?
Faut-il interdire à Miss France d’avoir posé nue ?
Faut-il interdire les mariages gays ?
Faut-il interdire facebook au travail ?
Faut-il interdire de parler des candidats potentiels à l’élection de 2012 ?
Faut-il interdire l’extradition de Roman Polanski ?
Faut-il interdire à Johnny de continuer à faire sa tournée ?
Faut-il interdire le secret bancaire ?
Faut-il interdire aux vendéens inondés de vivre dans leur maison ?
Faut-il interdire la fessée ?
Faut-il interdire les OGM ?
Faut-il interdire la chasse le dimanche ?
Faut-il interdire les colorants dans les bonbons ?
Faut-il interdire les voitures en centre ville ?
Faut-il interdire les portables dans les écoles ?
Faut-il interdire les bonus des traders ?
Faut-il interdire Dieudoné ?
Et comble du comble……..Faut-il interdire Tintin au Congo ?
Quel tourbillon. Autant de questions qui sont le reflet d’une société de l’éphémère, de contradictions, de superficialité, d’affrontements, d‘opposition, et qui surtout ne se donne plus le temps de penser.
A bien y réfléchir, en France, tout comme il y a autant de fromages que de jours dans l’année, il y a aussi maintenant autant de « faut-il interdire ? ». Et bien, je préfère les fromages. Ils dégagent une odeur forte mais bien moins nauséabonde que les réponses primaires que l’on cherche à obtenir du plus grand nombre.
jeudi 6 mai 2010
Followers. The tale of the tiger and the frog

Followers. The tale of the tiger and the frog
But still Americans lead the way in many areas and especially when it comes to interpersonal behaviour such as being at ease in public, not being shy, greeting people, talking (usually much louder than Europeans), talking in public like if they were movie stars, being over enthusiastic ( wao !, Great, Oh my God, awesome !!! ), networking, making you feel that you are friends since first grade, having hundreds friends on facebook and so on. The list could also be very long as well. And in many of these interpersonal attitudes Europeans still have to learn a lot.
Recent news have shown that there is an area where Americans have shot first (sorry for the obvious and figurative term), and that is the area of sports icons and prostitutes. Sorry, the topic is a bit dodgy and goes beyond the codes of American Puritanism normal tolerance, but the truth is that it is very true indeed.
We recently discovered how Tiger Woods mastered the art of cheating his wife with dozens of botoxed blonds in exchange of a tiny fraction of his pocket money. Nonetheless, one of Tiger’s great art was not only a remarquable and intense use of his putter but how he explained and justified that this had nothing to do with lust. At the contrary he was under the evil forces of an addiction which was a serious disease to be cured rather than an extreme appetite for big boobs. The excuse was a bit easy but pleased the innocents. Was his honor safe….? Not sure , but at least his fans were happy to see him back, and crowds applauded him when he finished the Master in 4th position despite 6 months of sex addiction cure.
And by the way, why do I tell this story? In
So here is the story…The tale of the frog who wanted to follow the Tiger.
Two weeks ago we learnt that three of the top French soccer players were caught in a prostitution case. The least attractive of the three frogs (Frank Ribery – Google his picture and you’ll understand) believed he could be as smart as the good looking and popular Tiger. He followed the Tiger almost every step of the way.
Since Tiger choose blond sex partners (to match with his Nordic wife’s style), the froggy chose an Algerian partner (to match with his wife who’s Muslim ; He converted to Islam when he married her). To protect his aura the Tiger found the excuse of a strange sex addiction illness, and the frog found the excuse that it was a birthday present. The Tiger was caught by the nets of the press and moral disgrace while the French sports minister questioned if the frog should wear the blue jersey in
The simple moral of this tale is that one day a frog wanted to follow a tiger and believed certain interpersonal behaviour could be replicated. Unfortunately the frog was not smarter or more agile than the tiger. The tiger thought that he could land on his feet after a big jump, so as the frog who believed it was a natural path to follow….but they both miserably and pathetically fell in front of their most admiring crowds and fans. So before following, watch out and learn the lessons first.
samedi 1 mai 2010
Les tontons flingueurs
Les tontons flingueurs !
En matière de vin comme en matière de cinéma, littérature, peinture, musique etc…il y a heureusement quelques tontons flingueurs qui viennent tirer à bout portant sur les bonnes manières, le politiquement correct et les traditions qui nous endorment.
Un peu de fantaisie que diable ! Soufflons sur la poussière des conventions bien établies et rigolons un bon coup.
Alors merci à notre ami Jean (Jean Namour, La fleur de Vigne, Tournamy, Mougins) qui a su découvrir des secoueurs de chais, des révolutionnaires de l’étiquette, des pieds nickelés du cépage et qui nous offrent ces « Back in Black » et « le petit chapotton rouge ».
Back in Black nous présente une description de son vin qui contraste avec les traditionnelles phrases toute faites du style « cette cuvée aux aromes de fruits rouge accompagnera parfaitement une viande rouge ….» Comme si le vin rouge ne dégageait pas des aromes de cassis et framboise, et qu’on le boive avec une glace à la vanille. Non mais….on nous prend pour qui ? Alors que là, on nous dit « hargneux, sauvage et profond comme sa robe de scène…une bande de rockeurs en furie a cueilli ces baies en prenant soin de leurs doigts précieux. Elevé aux bons vieux cris d’accords endiablés, back in black vous fera hurler de plaisir ! ». Tout un programme ! et en plus le vin est bon. Merci.
Dans la lignée de ces tontons flingueurs je vous propose pour remplacer les sempiternels Château de La Prétentieuse, Domaine de la Guimauvière, et autre Cuvée Qui Se La Pète….je vous propose de découvrir "le domaine de Blanche neige et les sept vins" avec un bon rouge Languedoc « les portes du pénitencier », et puis un blanc « Dancing Queen », et pour les chaudes journées d’été un rosé « sea sex and sun ».
Vive le vin, univers découvertes permanentes !
dimanche 25 avril 2010
Deux cafés, l'addition

Deux cafés, l’addition. ….
Combien de fois avons-nous prononcé cette phrase automatiquement à la fin d’un repas ?
Mais avons-nous pensé une seule fois au serveur, à la serveuse qui à ce moment précis entend, écoute d’une oreille distraite ou intéressée la discussion qui a lieu à notre table. Avons nous un seul moment imaginé ce qu’en une journée, une semaine, un mois, une année, une vie de services, ce serveur aura entendu. Nos petits et grands secrets, nos états d’âmes, nos futilités, des bribes de vie, des destins qui se trament, nos confidences, nos bêtises, nos mensonges, nos cachoteries, nos gouts….Ils en savent des choses ces serveurs que l’on ne voit même pas au point d’oublier qu’ils ont des oreilles.
La difficulté c’est qu’entre le moment où le serveur est là et qu’il débarrasse les assiettes, qu’on lui demande les cafés et qu’il revient il n’a pu capter qu’un petit morceau de conversation. Une bribe, et puis une suite, sans le milieu. Il lui manquera un élément essentiel, ou rien de bien important, et à lui de regretter de ne pas avoir tout entendu, à lui d’imaginer ce qu’il a raté ou a lui de tout simplement s’en contrebalancer parce que ca chauffe en cuisine, que le patron lui gueule dessus, que la table d’a cote lui a demandé cinq fois si on ne les avait pas oublié, et que la table de derrière lui redemande du pain pour la troisième fois.
Alors voici glanées au fil des repas quelques miettes de vies qui disparaîtront avec les miettes de pain une fois la table libérée, la nappe enlevée et le coup d’éponge passé.
Ecoutons….
….alors c’est ultra confidentiel, tu n’en parles surtout pas. Il va ya avoir une réorg ; Lambert va morfler, c’est Delorme qui devrait prendre sa place, et devine qui devient DG ? ….deux cafés et l’addition s’il vous plait ………………..Lui ? non c’est pas vrai ? si si je te le dis ‘ c’est sur, c’est Chatel qui me l’a dit, mais surtout tu le gardes pour toi, c’est confidentiel….
….Trop mignonnes tes nouvelles chaussures et puis elles vont très bien avec ton petit haut ; et, regarde ce que j’ai trouvé en soldes chez Zara……..….deux cafés et l’addition s’il vous plait ……………….et ca ira bien pour la soirée de samedi, surtout que Nath et Caro sont toujours super sapées, je voudrais pas faire tache…..
….j’ai revu Karine
….ah ouais ? elle est canon ! et alors ?
ben alors…, alors , qu’est ce que tu veux que je te dise…. ca se passe plutôt bien
….deux cafés et l’addition s’il vous plait ……………….
….Mais tes gosses, tu y a pensé, tu va faire quoi ?
…..How can we get to the Louvre ? Can you pleqase ask him
Two caféz per favorééé, et comment nous allez à la Louvrééé ?
…Ah… le Louvre, c’est facile. En sortant à gauche, et puis encore à gauche , et puis à droite et encore à droite et tout droit. Vous pouvez pas vous tromper.
…..I think he said left and then right, but I’m not sure; I don’t understand why these French waiters don’t speak a word of English. Unbelivable …should we leave him a tip ?
Ah ah aha ah aha aha aha , oh ……et celle du chinois polygame qui a deux bites tu la connais ? ah ah elle est géniale …….deux cafés , l’addition, et euh , deux calvas siouplait…….
……et là elle lui dit : dommage je suis lesbienne, ah aha aha aha aha elle est g éniale, tu vois la tronche du gars avec ses deux rouleaux de printemps, aha ah aha aha aaha
…..on les attaqués en appel mais ils ont demandé un référé parce qu’ils sentent qu’en cassation ca sera foutu. On réplique avec une demande d’arbitrage mais le proc nous fait chier ; il a sorti l’article 322 et demande la contre expertise du dossier……deux cafés, l’addition……..
…..tu sais bien, Michaud, Michaud qui était premier substitut a Nevers, et bien il est muté a Lille comme juge d’instruction ; y va pas se marrer…..
…..ce petit con, excuse moi Simone mais il n’y pas d’autre mot, ce petit con va pas nous faire chier avec l’héritage de Madeleine tout de même. J’ai vu le notaire, et tout cousin germain de Suzanne qu’il est il ne peut pas prétendre à l’indivision de La Martnièere……
…..Jeune homme, deux tisanes et l’addition s’il vous plait…..
…..Il faut y aller Maurice on va être en retard pour ton rendez vous chez le phlébologue
….Minou, on va voir le Scorcese ou le Woody Allen ? la séance est à 22h30 . …
je sais pas moi, décides ca m’est égal…
On pourrait avoir 2 cafés et l’adition en même temps s’il vous plait on est pressés on va au cinéma et on va être en retard pour la séance
…..et si on allait voir le Almodovar ?
….oui si tu veux, elle est bien Penelope Cruz
….Alors tu sais j’ai commencé mon atelier de feng shui. J’adore. Comme je veux qu’on refasse le salon ca me donne pas mal d’idées. Je voudrais le peindre en taupe, mais tu vois taupe avec des reflets vanille un peu sable comme on a vu à Marrakech. Bon, Wilfrid aime pas trop, tu sais lui sorti du blanc ; je désespère, je crise, Mossieur y a que le blanc….il a qu’a vivre à l’hopital Alors je lui ai dit toi mon petit coco….
Deux noisettes et l’addition mademoiselle
…..vous allez à la crémaillère de Sylvain et Jean – Marc ?
------(silence)-------
Deux cafés et l’addition …..hein ? non alors un déca et un café
……..(silence)----------
……………………………………………………………………………on y va ?.............................
vendredi 23 avril 2010
Plouf !

En début d’année beaucoup sont ceux qui prennent des résolutions : je vais arrêter de fumer, je vais aller la gym, je vais faire le marathon, je vais apprendre la guitare, je vais….et puis on s’y tient un peu, on s’accroche et on réalise quelque chose. Moi j’avais envie de laisser libre cours à mon imagination et me lancer dans un blog
C’est un peu le sentiment que je pense avoir en débutant ce blog. Je sais que je veux y aller, mais c’est un peu intimidant, et finalement je me jette à l’eau. Je pense que je trouverai mes marques en avançant.
Mais pourquoi au juste?
Mais il faudra que je sois à la hauteur et que chacun y trouve quelque chose….Alors let’s go et a bientôt sur le Blog de Fabio

